"dorer la pilule": embellir une réalité.
cette expression originaire du 17ème a pour origine une technique d'apothycaires. Ceux ci mettaient au point des remèdes ayant très mauvais goût. Le "pilule" dont il est question vient du terme latin "pilula" qui veut dire petite boule. Il servait donc à designer un médicament. Pour que les patients les avalent plus facilement les pharmaciens de l'époque les enrobaient d'une couche de sucre. L'aspect et le goût ainsi modifiés,rendaient moins difficile leur ingestion. 
L'expression "se dorer la pilule" qui de nos jours signifie bronzer ou être dans un état d'oisiveté avait au début du 20ème le sens de "se faire des idées fausses".

 
"tomber dans les pommes" : Il existe deux explications.
D'abord cette expression serait née de la déformation de la vieille expression du Moyen Age "tomber dans les pâmes" devenue aujourd'hui "tomber en pâmoison". Le terme "pâme" utilisé alors dans le langage soutenu était dérivé du verbe "se pâmer" qui signifiait perdre connaissance. Plus tard en s'emparant du mot, le peuple déforma "pâme" en "pomme".
Selon une seconde hypothèse l'origine de l'expression serait issue d'une oeuvre de George Sand "lettre à Mme Dupin" dans laquelle l'auteur écrit "être dans les pommes cuites" pour signifier être très fatigué. A l'époque, les pommes cuites étaient utilisées par le public lors des spectacles pour manifester son mécontentement. Au théâtre elles étaient projetées sur les acteurs dont le jeu était approximatif. Les tomates étaient bien trop chères pour les utiliser ainsi. Les acteurs conspués étaient donc placés dans un état de fragilité qui correspond bien à l'expression "tomber dans les pommes".
"renvoyer aux calandes grecques" : repousser indéfiniment une action sans fixer de date précise pour sa réalisation. Cela revient à remettre à la St glinglin. Les calandes étaient ,dans le calendrier romain, le 1er jour de chaque mois, correspondant à l'époque au jour de la nouvelle lune. Ces jours là, devait avoir lieu le rembpoursement des dettes. Mais chez les grecs,rien de tel. Point de calandes. Ils utilisaient une méthode différente pour compter le temps. Donc renvoyer aux calandes grecques signifie renvoyer une action à un jour qui n'existe pas, ce qui revient à ne jamais la réaliser. A noter que le mot "calendrier" vient de l'adjectif calendairium"(calendaire) qui était un registre de comptes mentionnant les dettes remboursables le 1er du mois. Le calendrier est ainsi devenu le registre permettant d'associer un évènement à un jour.
 
"montrer patte blanche": donner un signe de reconnaissance pour être autorisé à rentrer dans un lieu. Par ce geste on prouve que l'on est digne de confiance. Expression qui, semble trouver son origine dans la fable de La Fontaine :Le loup , la chèvre et le chevreau.Dans cette histoire la chèvre s'absente et doit laisser son chevreau seul.Elle lui recommande, durant son absence, de n'ouvtrir à personne, d'être méfiant et d'attendre son  retour. Consigne supplémentaire, le chevreau devra  demander à voir la patte du visiteur avant d'ouvrir, pour s'assurer qu'elle est bien blanche, comme celle de sa mère et non pas comme celle du loup.
 
"amuser la galerie": faire rire le public. Cette expression plutôt péjorative a une origine sportive et date du 17ème. Le tennis et d'autres jeux de raquettes viennent du jeu de paume, jeu pratiqué depuis un millénaire. Le long des terrains de ce jeu, se trouvait une galerie. Elle accueillait les spectateurs. Rapidement le mot "galerie" s'est mis à désigner non seulement la structure accueillant le public, mais également le public lui même. Pour amuser les spectateurs, la galerie donc , les joueurs de jeu de paume réalisaient des acrobaties et tentaient d'effectuer des coups spectaculaires. L'expression s'est élargie ensuite à l'opinion publique.
 
"pédaler dans la choucroute" : exprimer l'idée d'une difficulté à progresser.Celui qui pédale ainsi perd le fil de sa pensée ,a du mal à avancer malgré sa volonté et les efforts
fournis.
Apparition dès les 1ères éditions du Tour de France . La voiture "balai" qui fermait la course, faisait la publicité des marques de choucroute. Ainsi on se mit à dire que les coureurs en queue de peloton, donc proches de cette voiture, "pédalaient dans la choucroute"
Variantes:  pédaler dans la semoule, pédaler dans le yaourt.

 
"qui s'y frotte s'y pique"Quand on s'attaque à quelqu'un,ou un danger il convient de mesurer les risques. 16ème. Expression attribuée aux Ducs d'Orléans qui, les premiers, ont adopté le porc-épic comme emblème,mais aussi aux Rois de France, Louis XI et Louis XII qui l'utilisèrent et dont elle était la devise.
 
"la petite reine" pour le vélo: 
1ère explication: au Pays bas où la reine w.d'orange de Nassau devint reine à 10 ans. Il se trouve qu'elle se déplaçait à vélo. Une reine amatrice de vélo, voilà l'origine de la "petite reine"expression utilisée en France à la fin du 19ème. 
2ème explication : l'ancien rédacteur du magazine "vélo", publiait un ouvrage en 1891 , traitant de l'histoire du vélocipède sous le titre "la reine bicyclette" devenue ensuite la petite reine dans le langage courant
 
"Etre charrette": Etre très en retard,débordé par les tâches à réaliser avant l'expiration d'un délai. Au 19ème. Origine, une pratique des étudiants en architecture à l'école des Beaux Arts de Paris. quand ceux ci n'avaient pas eu assez de temps pour finir leurs travaux et qu'ils étaienten retard pour les remetrre à leurs professeur, en particulier pour les panneaux d'exposition de plans et de projets, ils pouvaient utiliser les charrettes des livreurs de la gare Montparnasse ou des marchands de quatre-saisons pour transporter l'ensemble jusqu'à l'école.


"le jeu en vaut la chandelle": Au 16ème. A cette époque les foyers s'éclairaient à la bougie. L'éléctricité n'existait  pas. Pour passer le temps ou s'adonner à son vice , les gens pouvaient le soir, jouer aux cartes ou aux dés. Pour y voir clair, il fallait s'éclairer à la bougie ou à la chandelle. Mais éclairer ces parties avait un coût. Les joueurs n'étaient prêts à consentir à payer pour cet éclairage que si les montants des gains étaient élevés. Si les gains potentiels n'étaient pas énormes et pour pouvoir quand même jouer, les participants aux revenus modestes, donnaient une petite somme à celui qui avait accueilli la partie, en dédommagement du coût des chandelles. Mais s'ils n'avaient pas vraiment de chance au jeu, alors celui ci n'en valait pas la chandelle.
"prendre des vessies pour des lanternes"consiste à être naïf, se faire des illusions, bref se tromper lourdement. L'origine de cette expression semble remonter au 13ème , une époque à laquelle on disait "vendre vessie pour lanterne". Des vessies de porc ou de boeuf étaient alors récupérées puis séchées afin d'être utilisées comme récipient. En raison de leur fine paroi elles pouvaient être opaques et laisser passer la lumière. Aussi certains plaçaient une simple bougie à l'intérieur et s'en servaient de lanternes.Les vessies pouvaient donc accessoirement servir de lanternes de fortune. De ce fait des personnes pas très observatrices ou naïves pouvaient facilement penser que ces vessies étaient de véritables lanternes. La forme de la vessie et la lueur dégagée par les bougies autorisaient même les marchands à faire passer les vessies suspendues au plafond de leur boutique pour des lanternes et les vendre ainsi.

"dorer la pilule": embellir une réalité en présentant une situation sous un jour plus favorable qu'en réalité. Au 17ème, l'expression a pour origine une technique d'apothicaire. Ceux ci mettaient au point des remèdes ayant très mauvais goût. La "pilule" dont il est question vient du terme latin "pilula" que l'on peut traduire "petite boule". Il désignait un médicament. Pour que les clients les avalent plus facilement, les pharmaciens de l'époque les enrobaient d'une couche de sucre. L'aspect trompeur et le goût ainsi modifié, rendaient moins difficile leur ingestion. L'expression "se dorer la pilule" signifie de nos jours bronzer ou être dans un état d'oisiveté.
 
  "une vie de patachon" : une vie de débauche. Au 18ème, une patache était un bateau naviguant sur les fleuves dans le but de collecter l'impôt. Puis au siècle suivant, il désigna les véhicules de mauvaise qualité, le plus souvent des vieilles diligences,inconfortables et désespérement lentes, transportant les moins fortunés. Ses conducteurs, les patachons, étaient réputés pour leur vie dissolue. Les haltes dans les tavernes étaient très fréquentes. Ils buvaient beaucoup et passaient du bon temps avec les filles de petite vertu. L'expression "mener une vie de patachon" a survécu aux siècles et caractérise toute personne à la vie déréglée.
 
"cousin germain": désigne les enfants dont les parents sont frères et soeurs. Ces cousins ont donc des grands parents communs.Le "germain" n'a rien à voir avec germaine. Le terme "germain" utilisé depuis le 12ème siècle , souligne qu'un cousin est issu du même "germe" c'est à dire de parents au sens large, communs. En effet le latin "germen" signifie "progéniture" et "germanus" veut dire "qui est de même sens".
 
"faire du ramdam" : faire beaucoup de bruit. Il s'agit d'une déformation du terme "ramadam", le mois pendant lequel les musulmans ont pour consigne de ne pas manger,boire,fumer ou même avoir des relations sexuelles , entre le lever et le coucher du soleil. A la fin du 19ème, en France, on utilise le terme déformé "ramdam" pour désigner les réunions sonores des familles organisées par les musulmans une fois les journées d'abstinence achevées et que certains considéraient comme du "tapage nocturne". Aujourd'hui, d'une manière plus générale, il s'agit de faire beaucoup de bruit.
 
"secret de polichinelle": faux secret car il est connu de tous. Mais les personnes placées dans la confidence ne savent pas avec précision quel est le degré de connaissance du secret de la part des autres. Polichinelle est un personnage de la commédia dell'arte. Doublement bossu, il est caricatural, débrouillard, fait preuve d'esprit et ne respecte pas les codes sociaux. Dans une de ses aventures, il désire se venger d'un seigneur. Pour ce faire, il va révéler au roi,comme un secret, l'infirmité cachée du seigneur. Il aurait le corps couvert de plumes. Mais il fait promettre au roi de garder le secret. Le problème est qu'il procède de la même manière avec tous les courtisans, leur demandant à tous de n'en dire mot. Toute la cour est au courant . Depuis ce secret mal gardé on appelle "secret de polichinelle" les secrets qui n'en sont pas.

"reprendre du poil de la bête" : aller mieux après avoir été malade . D'une manière plus large, cette expression s'emploie pour désigner une inversion de tendance, une prise d'avantage après avoir été en position de faiblesse. A l'origine le sens de l'expression est assez différent. Elle était utilisée pour indiquer qu'il fallait chercher le remède dans ce qui avait provoqué le mal. Elle se fondait sur la croyance ancienne et répandue que les poils des animaux qui venaient de mordre une personne pouvaient être appliqués sur la plaie à des fins de guérison. Aujourd'hui , l'expression porte l'idée d'un resaisissement, la nécessité de se confronter à la cause de ses problèmes pour en trouver l'issue.

"payer en monnaie de singe"ne pas payer réellement voire escroquer. 13ème siècle. A cette époque ,sous le règne du roi St Louis, on mit en place une nouvelle taxe pour passer de l'ile de la Cité à Paris au quartier St Jacques. Toute la population devait s'acquitter de cette taxe. Mais une catégorie de personnes en était éxonérée, les forains ou jongleurs qui possèdaient un singe en raison de leur activité professionnelle. Ceux ci pouvaient se présenter au "péage" et faire réaliser un numéro à leur animal et ce afin de passer sans débourser un centime. Le spectacle divertissait le contrôleur et le propriétaire du singe pouvait passer librement.Il franchissait le pont sans payer ,car en fait il avait payé en "monnaie de singe".
"nom d'oiseaux"donner des noms d'oiseaux à quelqu'un consiste à l'injurier en utilisant des qualificatifs insultants. Cependant le terme est souvent moins brutal qu'une véritable insulte.(19ème)explication très simple. Depuis des siècles l'homme utilise le nom de véritables oiseaux comme autant d'insultes.Quelques exemples: avoir une cervelle de moineau, une bécasse,une dinde, une pie, une buse, une autruche, un corbeau, une grue, une puole mouillée.

"Etre dans les clous" : respecter les règles ou les limites imposéesJadis sur les routes, jusqu'en 1950, les passages piétons n'étaient pas balisés par des bandes blanches parallèles mais par de gros clous plantés dans le sol, bombés sur leur partie extérieure. les voitures pouvaient rouler dessus sans risque de crevaison ,tout comme les piétons pouvaient y poser le pied sans danger.Cette rangée a donné naissance à l'expression  "passage clouté". Pour respecter les règles ,se conformer à la loi, les piétons devaient utiliser ce passage ,donc passer entre les clous.Il fallait littéralement être dans les clous. Par la suite cette expression fut utilisée métaphoriquement pour signifier "respecter les règles en général".

"habillé comme l'as de pique": personne mal habillée,mal vétueAu 17ème on utilisait cette expression pour désigner quelqu'un d'idiot ou de ridicule. Mais pourquoi un as de pique ? Il semble que cette carte ait été retenue non pour sa valeur en cartomancie, c'est à dire la mort, mais parce que l'as de pique fait penser au croupion d'une volaille.Comparer l'aspect physique de quelqu'un à l'as de pique revient donc à le comparer métaphoriquement à un croupion. Il a l'air d'un imbécile qui ne ressemble à rien si ce n'est à un trou du cul. Aujourd'hui l'expression est surtout en lien avec des vêtements choisis sans goût.
 
"casser sa pipe": métaphore née durant les guerres napoéoliennes sous le 1er Empire. A l'époque il était fréquent que les soldats bléssés gravement sur le champ de bataille , soient amputés par les chirurgiens militaires pour éviter une infection et le risque de gangrène. Malheureusement l'anesthésie n'existait pas. Pour les soulager un peu on leur donnait un peu d'alcool et pour éviter les hurlements inévitables on leur mettait une pipe en terre cuite entre les dents.Si le patient mourrait , sa mâchoire se désserrait et la pipe se cassait en tombant au sol. Aujourd'hui cette expression s'applique à tous ceux qui passent à gauche.
 
"prendre un rateau"échouer lors d'une tentative de séduction. Plusieurs explications 
la 1ère: il s'agit de l'image comique de celui qui marche malencontreusement sur un rateau et voit le manche lui sauter au visage.Le ridicule et la souffrance infligée symboliseraient métaphoriquement ce que ressentirait celui qui s'est fait éconduire dans sa tentative de conquête amoureuse.
La 2ème: référence au rateau par rapport à la pelle. La pelle est certes un outil de jardinage mais aussi le synonyme de baiser amoureux.Aussi l'opposé de la pelle serait le rateau.Rateau étant là le synonyme d'échec car il, rappellerait le verbe "rater" signifiant "échouer"
 
"la chasse aux sorcières": pousuites organisées, parfois injustes, par un régime contre leurs opposants. Cette expression vient de l'anglais américain. Elle fut utilisée par l'écrivain Arthur MILLLER au sujet des persécutions Maccarthystes aux US au milieu du 20ème dont le but était d'éradiquer les communistes. Pour traiter de cette situation, l'écrivain la compara à l'épisode des sorcières de Salem au 17ème. A l'époque dans le Masssassuchets, des filles avaient accusé certains concitoyens de les avoir envoûtées et d'être aux ordres des sorcières et magiciens, alliés de Satan.Dominée par le puritanisme , la communauté prêta foi à ces accusations. Elles entrainèrent des condamnations et l'exécution pour sorcellerie. De nos jours l'expression s'applique à toute organisation qui cheche à se débarasser de ses membres en raison de leurs opinions.
 
"au ras des pâquerettes" : d'un niveau très bas. Utilisé au sens figuré pour souligner le caractère désolant,médiocre voire minable d'une discussion ou d'une situation.  Dans la langue française la hauteur est traditionnellement la marque des idées. A l'inverse la petitesse caractérise ce qui est sans intérêt ou désolant.("ça ne vole pas haut" ou "terre à terre"). Or la pâquerette est une toute petite fleur des champs qui, métaphoriquement,illustre bien la bassesse des idées ou des paroles avançées.
 
"battre la campagne"divaguer, avoir l'esprit ailleurs ou encore déraisonner. mais l'expression a été longtemps utilisée au sens propre. En langage militaire ou de chasse"battre" un terrain consiste à se rendre sur les positions ennemies ou sur le territoire de l'animal pour se faire une meilleure idée des lieux. Arpenter le terrain sans itinéraire précis.Celui qui bat la campagne laisse ses pensées vagabonder sans but précis et sans réfléchir logiquement.
 
"la croix et la bannière": on peut dire d'une tâche ardue qu'elle est "la croix et la bannière". cette expression sert à désigner une difficulté  à accomplir un acte.Son origine est italienne et date du Moyen Age. Elle est une référence directe aux nombreuses difficultés rencontrées lors de l'organisation de défilés religieux. Ceux qui organisaient devaient entre autres, respecter l'ordre des participants lors des processions. La croix toujours placée en tête de cortège ,était suivie par les porteurs de bannières ,dont le rôle était de signifier la présence ou la représentation d'institutions ou de personnes, telles les paroisses,congrégations ou notables.Le tout fonction du statut accordé à chaque
participant.L'organisation était donc d'une complexité sans pareille.L'usage de l'expression s'est propagée au langage couran
t.
 
"vieux comme Hérode" : d'un âge très avancé.Il s'agit d'une référence au roi Hérode 1er roi de Judée au 1er siècle avant JC. Hérode le Grand vécut très âgé ,69 ans, à une époque où le peuple ne pouvait guère espérer vivre plus de 40 ans. Hérode utilisa des méthodes cruelles et n'hésita pas à tuer ses propres enfants pour rester sur le trône. L'expression tiendrait plutôt à la longueur de l'époque Hérode plus qu'à son âge.  
"à cor et à cri": appeler à grand bruit et avec beaucoup d'insistance.Au 15ème on disait dans le langage de la chasse "à cry et à cor". Le cor était l'instrument de musique (cuivre) le plus souvent utilisé aujourd'hui dans les fanfares et musiques militaires. A l'époque l'expression désignait une pratique de chasse à courre. Celle ci consistait à poursuivre le gibier, un cerf en génèral, en lui faisant peur grâce au bruit de cor et aux cris des chasseurs. Cette traque bruyante donne naissance à l'expression qui dans le langage courant, fût appliquée à toute situation avec appel de façon appuyée.
 
"coup de pompe": brusque baisse d'énergie.Fatigue soudaine et profonde.date du 20ème. La pompe à laquelle l'expression fait allusion fait référence directe aux courants d'air d'altitude qui peuvent faire monter ou descendre brusquement un avion en vol.Pour le pilote, l'avion est attiré brutalement vers le bas.Cette expression a été élargie au cyclisme (fatigue brutale et passagère) puis à tout domaine.

"coup de pompe": brusque baisse d'énergie.Fatigue soudaine et profonde.date du 20ème. La pompe à laquelle l'expression fait allusion fait référence directe aux courants d'air d'altitude qui peuvent faire monter ou descendre brusquement un avion en vol.Pour le pilote, l'avion est attiré brutalement vers le bas.Cette expression a été élargie au cyclisme (fatigue brutale et passagère) puis à tout domaine.
 
"faire un bide": échec dans le monde du theatre au 19ème. Dès le 14ème le mot "bedon" signifiait "gros ventre " en langage populaire. Et l'expression "faire bedon" ou "faire bidon" était utilisée pour désigner l'acte de fuir. Elle fût ensuite employée dans le monde du spectacle quand un acteur trébuchait en scène et aterrissait sur le ventre. Parallèlement les spectateurs se mirent à utiliser cette expression pour décrire l'échec d'un comédien dans sa tentative de produire un effet.
autre expression : faire un four" née au 17ème du rapprochement entre obscurité du four et celle de la salle de théatre laissée sans lumière en raison de l'absence de spectateurs.

 
"avoir du toupet": avoir du culot, réaliser des actes que le commun des mortels n'ose pas accomplir. date du 16ème  en Italie. A cette époque les seigneurs pouvaient faire appel à des "bravi", sorte de tueurs à gages, dans le but d'éliminer des opposants. En raison du caractère dangereux de leurs actions, ils ne souhaitaient pas être reconnus. Aussi pour commettre leurs forfaits, ils se cachaient derrière une large mêche de cheveux sur le sommet du front appelée "toupet". Ils pouvaient soit la laisser tomber, soit la maintenir sous un chapeau quand ils n'étaient pas en mission.De plus ils arboraient souvent une barbe fournie.

Etre baba" : Etre surpris,stupéfait.Le terme "baba"vient du mot "barbare" ,au 18ème,en latin qui signifiait "ébahi" ou "ouvrir la bouche". Mais il semble que "baba" ait été auparavant une onomatopée utilisée pour indiquer un état de grand étonnement. La personne ne savait plus prononcer de mots intelligibles compte tenu de son ébahissement. Mais attention car ce "baba" est différent du baba de l'expression "l'avoir dans le baba" qui signifie "se faire avoir" et dont le baba désigne le sexe déminin. A la fin du 19ème l'expression perd son allusion obscène et connait le sens qu' l'on lui attribue aujourd'hui.
 

"faire un canular": faire une blague, le plus souvent en abusant d'une personne. Le mot a pour origine latine "canula" qui désignait un petit roseau . Les médecins médièvaux utilisaient ce mot pour désigner le petit tuyau de bois servant à introduire notamment par l'anus, un liquide dans le corps d'un individu. On comprend alors pourquoi le verbe de" canuler" vit le jour .Il signifiait déranger, importuner. Quelques siècles plus tard les étudiants de l'Ecole Normale Sup inventèrent le terme "canularium" désignant une blague d'un goût discutable faite à quelqu'un notamment lors du bizutage.Par la suite ils utilisèrent la version raccourcie de "canular" ,utilisée ensuite par tout le monde.
 
"chèque en bois": chèque sans provision.Pas assez d'argent sur le compte bancaire. La locution "de bois" est apparue au 13ème.A cette époque le bois était très abondant.Sa valeur était faible et le prix de ce qui était réalisé en bois était bas. On y avait recours pour réaliser des imitations d'objets,comme les jambes de bois. Cette fausseté se retrouve précisément dans l'expression qui nous occupe. Puis progressivement "de bois" devint "en bois" . Le chèque en bois est bel et bien un faux moyen de paiement. A noter que l'on retrouve le bois dans l'expression "langue de bois" (fausseté dans le discours).

"république bananière": désigne de manière satirique toute forme de régime politique en apparence démocratique mais en réalité dictatorial et corrompu. Depuis le Honduras, la société"United Fruit Company", producteur américain de bananes, détenait dès le début du 20ème,un quasi monopole sur ce secteur en Amérique latine et aux caraïbes. Elle aurait financé et manipulé de très nombreuses dictatures et financé des coups d'état dans cette zone de la planète, pour le compte des Etats Unis. La corruption de ces pays, par ailleurs producteurs de bananes, est à l'origine de l'expression.

"boycotter": vient du mot boycott, nom de famille de Charles BO YCOTT, populaire en Irlande au 19ème.Des fermiers locataires de terres cultivées s'unirent pour protester contre les loyers inéquitables. Mr BOYCOTT, retraité militaire ,gèrant de terres pour le compte d'un riche propriètaire,accepta de baisser les loyers de 10% mais les fermiers refusèrent jugeant cette baisse insuffisante. BOYCOTT envoya alors des ordres d'expulsion qui ne furent pas éxecutés par les fermiers. Ils s"acharnèrent contre lui et il dut fuir à Dublin. Le refus des fermiers fût à l'origine de l'expression et la pratique du boycott se développa ensuite rapidement.

"être assis en tailleur": être assis en tailleur consiste à adopter une position assise avec les jambes croisées et repliées sous le buste. Un tailleur est un costume féminin (veste + jupe). A l'origine le mot "tailleur" désignait la personne dont le métier était de tailler le tissu des habits et par extension le métier de celui qui confectionne les vêtements.Or ces tailleurs avait pour habitude de coudre les vêtements assis par terre ou sur leur table de travail , les jambes croisées et repliées. Cette station donne un certain équilibre et permet le travail manuel. Elle se rapproche de la position dans la pratique du bouddhisme zen et connue sous le nom de position du lotus.
"avoir un Jules ": avoir un amant. Le Jules de l'expression a réellement existé. Il s'agit d'une référence directe à une véritable personne qui a vécu au 18ème dans l'entourage de Marie Antoinette. Contrairement à ce que laisse penser le prénom, "Jules" était une femme, proche de la reine et nommée Madame de ¨Polignac. Femme de Jules de Polignac, elle était parfois surnommée "le Jules de la reine"; Une intense amitié lia les deux femmes dès 1774. Avec sa confidente Marie Antoinette passait énormément de temps y compris dans son chateau du petit Trianon.Madame de Polignac devint duchesse en 1780. Vite jalousée, on fit courir la rumeur que les deux amies étaient amantes, en prenant soin de surnommer la confidente "Jules" pour ne pas insinuer trop clairement que la reine était homo.
 

"avoir la poisse" : Etre frappé de malchance avec une connotation de récurrence. Celui qui a la poisse, n'est pas seulement malchanceux , il manque de réussite sur le long terme. Il a souvent des ennuis et parfois de manière consécutive. Le terme "poisse" vient du mot "poix" une sorte de colle épaisse et gluante fabriquée au Moyen Age avec de la résine de pin ou de goudron de bois. Elle était si visqueuse et gênante qu'elle était déversée brûlante sur les assaillants des châteaux. Cette substance donna le verbe "poisser" signifiant "enduire de poix" puis la "poisse" se mit naturellement à designer quelquechose qui colle et dont on n'arrive pas à se défaire ,une malchance.

"rouler sa bosse" : ceux qui ont beaucoup voyagé, baroudé,vécu une existence aventureuse et un grand nombre de choses. On trouve la 1ère trace de cette expression au 19ème dans le monde maritime.Il s'agit d'une référence à une technique particulière utilisée pour enrouler puis ranger les cordages présents sur le bateau. En effet il fallait les enrouler d'une certaine façon et réaliser ce geste un grand nombre de fois par jour,que ce soit en mer ou au port.Les marins avaient donc pour habitude de rouler les cordages pour en faire une boule , c'est à dire in fine, une bosse.Ils roulaient leur bosse dans tous les ports du monde. A noter qu'une bosse est une corde à noeuds. L'expression a donc 2 origines. Progressivement l'expression s'est mise à designer tout individu possèdant une grande expérience dans un domaine déterminé.
"treize à la douzaine": expression  qui signifie en grand nombre. Elle est utilisée de nos jours souvent péjorativement dans le cas d'une trop grande quantité. Deux explications ont cours. La 1ère : l'expression aurait une origine médiévale . Au 13ème en  Angleterre,pour lutter contre la fraude, le roi Henry III décida que les boulangers auraient pour obligation d'ajouter un article supplémentaire pour toute douzaine vendue. L'objectif de cette loi était de compenser une tromperie souvent pratiquée par les boulangers qui consistait à réduire la taille des pains sans en changer le prix ni en informer l'acheteur. La 2ème est beaucoup plus optimiste sur la nature humaine y compris marchande. L'expression daterait du milieu du 18ème ,une époque à laquelle les commerçants offraient souvent un treizième produit pour tout achat d'une douzaine.
 
"bouc émissaire" : personne à qui on attribue injustement la responsabilité d'une faute. Origines religieuses. Durant Yom Kippour, jour du pardon chez les juifs, le grand prêtre d'Israel devait tirer au sort un bouc pour permettre à la population d'évacuer ses péchés. L'animal était alors envoyé dans le désert d'Azazel, portant symboliquement le fardeau de toutes les mauvaises actions . Dès lors celui qui porte la responsabilité pour les autres alors qu'il n'a rien fait , subit le même sort que cet animal.
 
"cracher au bassinet": payer à contrecoeur. Dès le 16ème, on note l'apparation de l'expression "cracher au bassinet", le bassin étant le récipient à aumône utilisé pendant les cérémonies religieuses.Plus simplement c'était le panier servant à recueillir l'argent lors de la messe. Mais pourquoi utiliser le terme "cracher" ?. Certains soulignent qu'au 19ème celui qui crache au bassinet a autant de mal à donner son argent dans le panier qu'un malade à expectorer ses mucosités.Si l'image semble satisfaisante ,elle est toutefois érronée. En réalité dès le 15ème "cracher" signifie en argot "parler". Puis il prend le sens de passer aux aveux sous la contrainte, pour enfin prendre le sens de "payer" de façon aussi pénible que si on devait avouer une faute.


"ça fait des lustres": ça fait très longtemps/17ème/" les lustres" en question ne sont pas des appareils d'éclairage.Le lustre fait ici référence à l'unité de temps  du même nom qui correspond à une durée de 5 ans dans la Rome Antique.A cette époque le lustre était plus une cérémonie de purification effectuée avant les recensements réalisés tous les 5 ans.A cette occasion les censeurs , c'est à dire les hauts magistrats, étaient élus. Mais le lustre désignait tout aussi bien la cérémonie que le laps de temps s'écoulant entre les 2 lustres.Par extension, utilisé au pluriel, "les lustres" ont pris le sens d'une période toute à la fois ,étendue et imprécise.
"un nom à coucher dehors" : patronyme très compliqué ,difficile à garder en mémoire avec exactitude.Origine Moyen Age. Quand les auberges étaient pleines, leurs propriétaires étaient contraints de choisir leurs clients sur le critère social. Le rang primait.Et pour le connaitre , les aubergistes se fiaient au nom des clients.Les nobles,(avec particule) ou ceux dont le nom était celui d'une profession de haut rang social se  voyaient plus facilement attribués une chambre. Idem pour ceux au nom à résonance chrétienne.Les autres dormaient avec les chevaux et ceux encore moins lotis en raison de leur nom, n'avaient plus comme solution que coucher dehors.L'expression a traversé les siècles tout en gardant son caractère péjoratif.
 
"travailler du chapeau" : souffrir de troubles mentaux ou tout simplement ne plus avoir toute sa tête. Cette expression trouve son origine dans les chapelleries du 19ème. Dans ces ateliers de confection on utilisait le feutre comme matière de base pour fabriquer les chapeaux. Le feutre était lui même obtenu à partir de poils d'animaux et de nitrate de mercure en guise de colle forte. Or ce produit chimique intoxiquait les ouvriers qui le manipulaient et le respiraient.Car le nitrate pouvait rester en suspension dans l'air de l'atelier tout en s'évaporant et ces vapeurs étaient ensuite facilement assimilées par les organismes , causant des dommages cérébraux.



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