Particularités hydrologiques du territoire de Thin  le Moutier









I - Le Thin, la ligne de partage des eaux , la nappe.
(voir carte hydrologique)
 
   THIN LE MOUTIER est situé dans la vallée du Thin qui prend sa source dans le village. Le Thin est un affluent de la Meuse. La ligne de partage des eaux superficielles entre la Meuse (Le Thin rejoint la Meuse) qui s'écoule vers le nord et la Seine qui s'écoule vers le sud (La Vaux rejoint l'Aisne qui rejoint la Seine) traverse le sud du territoire au sud ouest au niveau du lieu dit de la "Rippe" (confère illustration ci après). Vers le sud est du territoire (secteur de la Fosse à l'eau), les eaux s'écoulent vers la Vence affluent de la Meuse. La source du Lavoir près du captage d'eau potable donne naissance à une rivière dite Le Bras du Thin qui rejoint le Thin un peu plus loin  dans le marais.
II - La nappe et les sources.
(Cliquez sur le schéma pour l'agrandir.)
  
  Le sous sol du territoire de THIN LE MOUTIER est constitué par l'imposante masse des calcaires blancs du Bathonien (Dogger). La couche est épaisse de plusieurs centaines de mètres, subhorizontale avec un faible pendage (inclinaison) vers le sud ouest à savoir le centre du bassin parisien. Les calcaires contiennent une nappe d'eau souterraine contenue dans les fissures plus ou moins ouvertes des calcaires. Les eaux peuvent circuler dans des fissures pouvant atteindre plusieurs centimètres d'ouverture situées entre deux bancs de calcaires plus compacts et durs en constituant de véritables petites rivières souterraines. La nappe a une épaisseur de plusieurs dizaines de mètres, sa base étant constituée par une couche d'argile profonde (marnes bajociennes à ostrea acuminata). Son niveau est situé à plusieurs dizaines de mètres sous les plateaux et à très faible profondeur dans les vallées.
  La nappe est alimentée  par l'infiltration des eaux de pluie. Les sorties sont constituées par le drainage de la rivière et par les sources qui au niveau du village se trouvent au niveau des lavoirs ou encore dans les bois, sources du Fond saint Martin et de la Mécanique, source de Pierry et source de Néparcy en particulier. En fonction de l'ampleur de la recharge de la nappe par les pluies hivernales, le niveau de la nappe fluctue. Au printemps et à l'été, la recharge est largement diminuée par la part captée par la végétation et la part évaporée. On observe des fluctuations sur une année suivant un cycle de hautes eaux (printemps) et de basses eaux ou étiage (automne). On observe aussi des cycles sur plusieurs années liés à des recharges hivernales sur plusieurs années qui sont déficitaires et produisent un niveau de très basses eaux suivis de cycles de recharges hivernales excédentaires qui produisent un niveau de très hautes eaux. La durée ce cycle pluriannuel est en moyenne de dix ans. La recharge (pluies non ruissellées, non évaporées et non évapotranspirées
par la végétation s'infiltrant réellement) est de 300 à 400 litres par an par mètre carré.
  Les puits de la commune captent cette nappe. Il en est de même pour le captage public d'eau potable situé à la sortie du village le long de la route de Clavy Warby. Il a été créé en 1973 en même temps que les réseaux de distribution. Il a une profondeur de 9,5 mètres pour un diamètre de 2,2 mètres.  Les calcaires sont présents sous 2,5 mètres de limons. Des anneaux béton ont été descendus à mesure que le puits était creusé à la main par l'entreprise Lecocq du Pas de  Calais avec pompage pour permettre le travail des hommes. Lorsque le débit d'épuisement a été trop important, le creusement du puits a été arrêté. La totalité des eaux viennent du fond du puits où   se trouve une importante fissure karstique. Les eaux captées sont celles qui apparaissent en contrebas dans le lavoir. Les pompes équipant le puits refoulent les eaux vers le réservoir. Il est exploité avec des pompes d'un débit maximal de 60 mètres cube par heure pour prélever 750 mètres cube par jour en moyenne. Lors du creusement, le puits n'a pu être asséché malgré des pompes d'affouillement de 400 mètres cube par heure. Il a été testé en 1973 à 350 mètres cube par heure.
  La région de THIN LE MOUTIER est un véritable château d'eau. Le puits de Thin alimente en eau potable les communes de Thin le Moutier, Lépron les Vallées, Vaux Vilaine, Dommery et Signy l'Abbaye. La source de Néparcy contribue pour le l'ordre d'une dizaine de pourcent en moyenne de la production d'eau potable de l’agglomération de Charleville Mézières qui alimente de l'ordre d'un tiers de la population départementale. L'usine d'embouteillage d'eau de source de Jandun (société Roxane Cristaline, eaux commercialisées sous les noms de sources Aurèle et Romy) est alimentée par trois forages qui capent cette même nappe. Il s’agit de trois forages de 80 mètres de profondeur exploité à 80 mètres cube par jour pour deux d'entre eux, le dernier n'étant pas encore utilisé. Le prélévement maximal autorisé est de 2000 mètres cube par jour. Les calcaires sont présents sous un recouvrement argileux protecteur de 30 mètres de marnes calloviennes. La partie amont du bassin versant d'alimentation est constituée par une partie de la forêt de Froidmont et le secteur de la Fosse à l'Eau. A noter que la Forge Maillard est alimenté par le captage d'une source, émergence de cette même nappe.
  Il existe une seconde nappe, celle de l'aquifère des calcaires du Bajocien (Dogger). Ces calcaires bajociens sont présents sous les calcaires bathoniens ci avant évoqués. Une couche de quelques mètres d'argile (marnes à Ostrea Acuminata) sépare les deux couches de calcaires et permet d'individualiser les deux nappes. Cette nappe est dite captive car elle est en charge sous les argiles ci avant évoquées. Elle peut même être artésienne. L'eau est naturellement sous pression sous l'argile. Lorsqu'un forage est créé et la couche d'argile percée, le niveau de la nappe remonte au dessus du niveau du sol et se produit alors un écoulement naturel. Trois forages de reconnaissance ont été créés par le passé dans le Fond Saint Martin, dans le marais et sur le secteur de la Forge Maillard pour envisager d'alimenter le Syndicat des Eaux du Plateau de l'Ardenne (Rocroi, Rimogne, ...) qui au final s'est raccordé sur la ressource en eau de Charleville. Avec la profondeur, les calcaires sont plus compacts et moins fissurés et bien que la ressource en eau soit importante en volume, le débit sur un forage est limité et il faut donc multiplier les forages pour satisfaire de gros besoins. Par contre, cette nappe est protégée naturellement des activités de surface et ne contiennent ni nitrates, ni pesticides, ni herbicides, ni pollution bactériologique. Un forage créé au droit du puits de Thin pourrait remplacer le puits si des problèmes de qualité y étaient constatés. Avec le manque d'oxygène, du fer et de l'ammonium sont présents naturellement dans les eaux et doivent être traités.

III - La vallée du Thin et les sources.(Voir explications générales au chapitre1)
(Voir carte points bleus).

S1  Source du Thin (bassin de la grand’fontaine).
S2  Source de la croisette (fontaine de la croisette au lieudit les fosses).
S3  Source de l’épinette (fontaine de l’épinette).
S4  Source du fond saint martin ( en amont de l’étang de la mécanique).
S5  Source de pierry  (entre la côte de pierry et le chéneau).
S6  Source du fond de gironval  (route de valcontent).

SD  Sources diverses:
-Au jardin  de G.MILLET (derrière gite).
-Aux lieudit les fosses plusieurs sources le long de la pâture J .GILLET.
-A la mécanique  au pourtour de l’étang et en bordure de route (source St pierre).
-A l’épinette (en amont  du lavoir, derrière le container à verres  et en aval du lavoir au virage de "la plage".

 A une ou deux exceptions près, ces sources ne se tarissent jamais au cours de l’année.
-A noter au hameau de la forge Maillard:
-D’une part la source de captage situées en amont du château (qui alimente l’adduction d’eau.
-D’autre part deux petites sources qui prennent naissance dans la pâture située , face aux habitations Mouchené/Sobaco.
-A noter au hameau de la Fosse à l’eau  une source côté Launois au lieudit la bouzardière, source qui alimentait autrefois un lavoir.
-A noter pour info une source importante située sur la commune de Clavy Warby mais bien connue des habitants de Thin, il s’agit de la source de Néparcy qui alimente (parmi d’autres) la ville de Charleville Mézières.
  Derrière la propriété clôturée, coule parfois une source appelée "la source de la chère fontaine" accessible à partir du chemin passant au dessus du nouveau bâtiment d’élevage de la famille ROBERT (entre Warby et Clavy).


IV - Le Thin et les lavoirs privés et publics.
(Voir carte, lavoirs publics carrés rouge)
1-Définitions et généralités.
  A l’époque où il n’y avait aucun point d’eau, ni dans les maisons d’habitation, ni dans les bâtiments  d’élevage, le seul point d’approvisionnement était constitué (avant l’apparition des puits) par  le Thin et les sources qui l’alimentent tout au long de son parcours.                            
   Les Habitants se rendaient donc au bord du Thin pour y effectuer manuellement leur lessive.
 -Ceux qui avaient la chance de disposer d’un jardin accédant à la rivière y aménageaient  souvent en bordure du Thin, un petit espace de lavage qui constituait en quelque sorte  un « lavoir privé »                      
 -Les autres habitants , n’ayant pas cette possibilité, devaient se rendre à l’un ou l’autre  des  " lavoirs publics" construits aux  "quatre coins" du village.
  Qu’il soit  privé ou public , le lavoir était l’endroit où l’on lavait, battait et rinçait le linge avant de le ramener au domicile pour séchage. Comme le lavage proprement dit ne consommait pas beaucoup d’eau , celui-ci pouvait aussi avoir lieu à la maison avant de se rendre  au  bord de la rivière pour le battage et le rinçage.

 2- Les lavoirs privés.
 -Le lavoir en fond de jardin au bord du Thin.

  Installés en fond de jardin tout au long de la rivière ils étaient constitués,  soit d’une pierre plate, soit d’une planche servant de " banc de  lavoir" devant lequel  la  lavandière  installait un caisson en bois muni d’un coussin ou d’un lit de paille pour s’y mettre à genou  et pouvoir  laver, battre et rincer le linge.
  Le linge était ensuite ramené au domicile pour y être pendu et séché. Autrefois , on pouvait dénombrer  de l’ordre d’une vingtaine de points de lavage privés situés de part et d’autre du Thin (de sa source du Thin à la "Grand’ fontaine" jusqu’au "pré Arnould").
-Le bac à laver à la buanderie.
  Par la suite et dans la mesure où un point d’approvisionnement en eau existait à proximité, certains habitants étaient équipés d’un "bac de lavage" installé dans une sorte de buanderie et
dans lequel la totalité des opérations de lavage ,battage et rinçage y été réalisées sans avoir à effectuer des navettes entre le domicile et le fond de jardin ou le lavoir public.

3-Lavoirs publics.
  Pour des raisons d’hygiène et de salubrité publiques,  à partir de 1850, les pouvoirs publics ont encouragé  la construction de lavoirs publics pour faciliter et favoriser le lavage plus fréquent du linge et ainsi limiter la propagation de certaines maladies.
 a - Points de lavage

-Au village: Trois lavoirs publics couverts ont été construits:
-Un à la source du Thin (à la grand fontaine).                 
-Un à la source de l’épinette (à l’extrémité Est de la rue du pré Arnould) .     
 -Un à la source des fosses (à l’extrémité Est de la rue de la croisette juste en dessous du point de captage d’adduction d’eau).





















   Par ailleurs il existait à la "Haize" (à l’extrémité ouest de l’actuel  terrain de pétanque), dans  le  " S" du Thin ,juste aussitôt le petit pont,  une margelle inclinée à usage de lavage du linge. Il en était de même au bout du chemin de la "Brassine" et à proximité de l’ancienne gare (à l’emplacement de l’actuelle salle polyvalente) de même que derrière le corps de garde (le long du hangar de G.TURQUIN).
-A la fosse à l’eau il existait également un lavoir public couvert, situé sur la partie   rattachée à la commune de Launois sur vence au lieudit la  "Bouzardière"  et alimentée par un puits situé à 50m en amont du lavoir que les habitants appelaient "La fontaine".                        
b - disposition des installations et méthode de  lavage.
  Les trois lavoirs publics du village, sont placés sur la trajectoire d’une source, et sont constitués d’un  bassin rectangulaire entouré d’une surface en béton inclinée (margelle), le tout protégé par un  toit en ardoises  à deux, trois ou quatre pans  inversés, avec ouverture centrale évitant les courants d’air et apportant  la lumière.


















 



















c - La pratique du lavage
  Selon l’époque, selon les personnes, selon les dispositions de leur domicile, les opérations ayant trait au lavage du linge pouvaient :
-Soit se faire en totalité au lavoir public.
-Soit se faire pour partie au domicile et pour autre partie au lavoir public.
Chronologie des opérations :
-Trempage du linge à la maison dans l’eau chaude.
Déplacement au lavoir pour:
-Savonnage (pain de savon).
-Brossage (brosse en  chiendent).
-Battage (battoir).
-Rinçage (va et vient dans le bassin).
-Essorage (pressage manuel).

Retour à la maison pour:
-Séchage (penderie en buanderie).
- Ou pour répéter le cycle en cas de linge très sale.
  Les navettes entre le domicile et le lavoir se faisaient avec  paniers et brouettes. Certaines personnes utilisaient une carriole voire une charrette. Pour être assurées de disposer d’une place au lavoir, certaines personnes s’y rendaient à la 1ere heure pour y placer un mouchoir faisant office de "place réservée".
  Pour raisons d’affinité particulière, certaines lavandières convenaient préalablement de date et heure pour se retrouver au lavoir. La fréquence de passage au lavoir était généralement hebdomadaire.

d - Le lavoir : le rendez vous des lavandières :

" le journal parlé du village".     
  Le lavoir public était bien sûr un lieu de travail mais aussi un lieu de rencontre et d’échanges pour les femmes du quartier. Le lavage du linge était une opération fastidieuse, physiquement difficile et le travail de groupe  était stimulant et rendait l’exercice plus supportable.
  De plus, les lavandières  pouvaient  "papoter "  entre elles  et se livrer à toutes les plaisanteries et tous les commentaires sur les événements au village. Il leur arrivait même de pousser la chansonnette. Les langues y étaient aussi  vives que les battoirs.
 

e - Le métier de laveuse.
   Plusieurs personnes au village proposaient leurs services aux habitants pour laver leur linge, moyennant rémunération. Ces personnes dites " laveuses"  intervenaient à la demande.
   Rappelons quelques noms de personnes ayant assuré  ce  genre de service :
 Mesdames  Georgette CHAMPENOIS  , Octavie RAULET-PETITFRERE, Jeanne LESPAGNARD, et Mme BOURSCHEIDT.
4- L’abandon du lavoir- les premières machines à laver.
 Vers les années 1950, les machines à laver commencèrent à faire leur apparition.
  En fait au tout début, il s’agissait de lessiveuses qui brassaient le linge préalablement savonné.
  A l’issue du brassage, rinçage il fallait ensuite sortir le linge et le passer dans une essoreuse manuelle faite de simples rouleaux.
 C’est bien plus tard qu’apparut la machine à laver  assurant mécaniquement la totalité des opérations jusqu’à, l’essorage.
  Le lavoir public fut alors délaissé  voire complètement abandonnée et dans certains cas livré à l’envahissement par la végétation ou dégradé par les intempéries.
  Aujourd’hui  de nombreuses communes les ont restaurés  et les entretiennent afin de conserver ce patrimoine, témoignage des conditions de vie du passé et mettant en évidence l’énorme progrès technique et social réalisé en moins d’un siècle.
 A Thin le Moutier les lavoirs publics ont tous été restaurés et sont toujours couverts d’un toit en ardoise.
La dernière restauration date de 2015 et a concerné le lavoir de la source du Thin.

V - Les puits publics et privés.
1-Définitions et généralités.
   Avant l’apparition des puits publics ou privés, les habitants du village se rendaient à la rivière au fond de leur jardin ou à l’une des trois fontaines du village, soit pour y récupérer de l’eau, soit pour y laver directement le linge, soit encore pour y  abreuver leurs animaux.
  L’apparition de puits publics, avec moulinet en bois (remontée de seau) puis avec pompe manuelle  équipée d’une chaine à godets, a "rapproché" l’eau des lieux de consommation.
  Mais il fallait encore véhiculer l’eau manuellement du puits public au domicile. C’est pourquoi  la plupart des habitants s’est équipée d’un puits privé creusé à l’intérieur même du








domicile, soit dans la cave, soit dans l’étable ou la grange, soit encore dans la cour ou le jardin.
 La quasi-totalité des puits publics et privés est de forme circulaire, murés  sur toute leur hauteur.

   Nous avons rencontré une exception, à la capucine (derrière l’église) où le puits public recouvert de dalles est de forme carrée (de 0,8m de coté) et muré à l’aide de moellons qui lui donnent une allure parfaite. Une autre exception à la maison GILLET à la croisette où le puits privé est de forme carrée.

2 - Les puits publics   
  Les puits publics sont, pour la plupart, encore visibles
aujourd’hui dans la commune.
  Nous vous les énumérons ci-dessous:
(voir carte: Points rouges avec P1, P2, etc…)

Au bourg (sur nappe phréatique):
P1 - Rue de la Croiseau ,  devant la maison HIGUET/ HERNANDEZ (pompe encore en place).
P2 - Rue du Pierge ,  devant la maison ADNET  (pompe enlevée).
P3 - Rue de la Croisette, entre la maison DEGLIAME  et le garage SAILLET (pompe enlevée).
P4 - Rue de la Croisette, devant la maison BRAQUET/VANOTTI  (pompe encore en place).
P5 - Rue dessous,  devant la maison  DUFRENE-BARRA   (pompe encore en place).
P6 - Rue du mont, devant la maison VEYRAT/ PETITFRERE (pompe encore en place).
P7 - La capucine,  derrière l’église (pas de pompe).
P8 - Rue des chiens, (en bas) devant la maison LESIEUR .JM (pompe encore en place).
P9 - Rue du calvaire, devant la maison STEVENIN  (pompe encore en place).
A la fosse à l’eau (sur accumulation d’eau en couche supérieure sur sol imperméable):
-Un à l’angle de la maison de l’abbé JEANTILS.
-Un à la Bouzardière à l’entrée de la rue de la grosse borne.
 Il existait également quelques puits publics , côté Launois.
 Ces puits avaient une profondeur maxi de 6 à 7m et ne captaient que l’eau d’infiltration bloquée par la couche imperméable.(éventuellement alimentés également par les eaux de goutières.
A la forge maillard (sur nappe phréatique):
-Devant la maison SOBACO de l’autre côté de la route.
3 - Les puits privés.
31 - Les puits murés.
  Nous nous garderons bien de les énumérer  tous, sachant qu’il en existait autrefois, quasiment un par maison et leur nombre se situait aux environs d’une centaine. La plupart est encore en place et seulement quelques uns ont été rebouchés.
























  Il apparait intéressant de vous donner quelques indications sur leur profondeur selon leur positionnement dans le village.
a - La profondeur des puits selon les lieux.
- Le niveaud’eau dans ces puits à une même date.

Les puits se trouvent soit en fond de cave, soit en grange, soit dans une cour ou un jardin.
  La  différence de hauteur d’eau entre les différents puits tient au fait qu’ils ont été creusés plus ou moins profondément.    Toutefois elle pourrait provenir également d’une différence de niveau de la nappe si celle-ci se trouve "contrainte" à certains endroits, ce qui ne semble pas être le cas puisqu’on aboutit  par calcul à une altitude de nappe à 180m si l’on fait abstraction des erreurs d’appréciation des différences de niveau avec la chaussée.
Puits les moins profonds: Sur la place  avec  une profondeur de 2,5 à 3m  et un niveau d’eau proche du haut du puits au 22 fevrier2013 (chez  A.CHAMPENOIS,  ex café Marcelle JOLY).
Puits les plus profonds: A la rue dessous et à la rue haute avec un maximum de 18m chez Mme BERLIZE.
  A noter la profondeur de 21,5m du puits de la maison de Mr DELERUE à la forge Maillard (donnée non comparable aux autres car puits situé dans un tout autre endroit).                         
- Globalement on constate:
- Que l’altitude des puits varie de 182,3m au plus bas (puits CHAMPENOIS rue de la place) à 195,8m au plus haut (puits BERLIZE rue haute).
- Que la hauteur d’eau dans les puits ,à un même moment ,oscille entre 1,6m et 3,8m si l’on écarte deux exceptions à savoir le puits de J.TURQUIN qui ne semble pas être alimenté par la nappe et le puits de F.PUJO qui a été creusé très profondément alors qu’il  est situé au plus bas du village(au bas du jardin à proximité de l’ancienne scierie).
- Que le niveau de la nappe est uniforme au village et qu’elle se situe, au moment où nous avons effectué les mesures , à l’altitude 180m.
32- Les puits forés.
   Certains habitants ont réalisé des forages et installé des  puits, soit dans leur jardin pour l’arrosage ,soit dans leur pâtures pour l’abreuvement des animaux.
Vrai puits artésien: 
  Eau jaillissant d’elle-même par la seule pression souterraine. Un forage/un tuyau/un robinet/un bac.
Faux puits artésien:

  Eau devant être pompée. Un forage/un tuyau/une pompe ou une éolienne/un robinet/un bac.
  A priori les puits forés existants ne sont pas des puits artésiens !
33 - Les puits de"récupération " :
  C’est le cas notamment à la fosse à l’eau ,comme à la vaux gravier où , avant l’arrivée de l’adduction d’eau, il fallait compter avec la récupération d’eau de pluie et des eaux de surfacesen l’absence de toute nappe ou de l’impossibilité d’y accéder.
 


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